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Statue Shiva nataraja
45.00 € 40.00 euros TTC |
La statue fait 17 cm de haut, 14 de large approximativement pour 545 Gr. Cette statue est en bronze. Très bel objet de décoration.
Chaque modèle est unique.
C'est le dieu de la destruction des illusions et de l'ignorance. Il est représenté avec un troisième œil, symbole de sagesse, au milieu du front et avec un cobra autour du cou. Il porte un trident (trishula) et tient un petit instrument de percussion (damaru). Il est assis sur une peau de tigre, symbole de l'énergie potentielle. Shiva représente en effet la source créatrice en sommeil.
De sa chevelure, dans laquelle se trouve un croissant de lune, symbole du cycle du temps, s'écoule le Gange, fleuve sacré de l'hindouisme. Sa monture est le taureau Nandi qui fait lui-même l'objet d'un culte. Shiva est un personnage complexe et contradictoire. Il représente la destruction mais celle-ci a pour but la création d'un monde nouveau. L'emblème de Shiva est d'ailleurs le lingam, symbole de la création. Il a les yeux mi-clos car il les ouvre lors de la création du monde et les ferme pour mettre fin à l'univers et amorcer un nouveau cycle.
Shiva est représenté sous différentes formes (l'ascétique, le yogi, le mendiant, ...) et possède, d'après les textes, 1008 noms (Shambhu, Shankara, Pashupati, ...). L'un des plus célèbres est le Shiva Nataraja, danseur cosmique qui rythme la destruction et la création du monde. Il est alors représenté avec 4 bras. La main supérieure droite tient un tambour (damaru) qui rythme la création; la main gauche supérieure tient la flamme de la destruction (samhara); la main inférieure droite est tenue dans un geste de protection (abhaya mudra); la main inférieure gauche pointe vers le pied gauche tenu en l'air, il montre ainsi son pouvoir de grâce. Sous son pied droit il écrase un nain-démon symbole de l'ignorance. Son immense chevelure montre son pouvoir et il est entouré d'un cercle de feu (prabhamandala).
Shiva est marié à Shakti, la déesse-mère. Elle-même a plusieurs noms suivant la fonction qu'elle occupe (Parvati, Durga, Kali). Il a deux fils, nés de Parvati : Ganesh et Skanda. Ganesh a cependant la particularité d'avoir été conçu de façon immaculée, sans l'intervention de Shiva. La famille vit au sommet du Mont Kailasa dans l'Hymalaya.
L'une des représentations parmi les plus communes, parmi les plus célèbres de l'art hindou, étroitement associé aux bronzes Chola, car très fréquente à cette époque, est le somptueux Shiva (ou Çiva en tamoul) Natarâdja, Seigneur de la danse — ou des danseurs.
Shiva accomplit la danse cosmique de la destruction et de la création de l'univers. La danse cosmique symbolise le renouvellement périodique du monde, en un rythme infini de dissolutions et de naissances. Pour les hindous, la danse est plus ancienne que le monde lui-même car c'est précisément en dansant sur le mont Kailasa que Shiva créa le cosmos et notre Âge, en prenant cette posture au moment de la création, posant le pied droit sur la tête du démon primordial, Apasmârapurusa, symbole d'ignorance et de cécité, et le tue.
Sa chevelure se déploie sauvagement tandis qu'il danse, transporté par le rythme du petit tambour en forme de sablier ou de clepsydre (damaru) qu'il tient dans la plus haute de ses mains droites. Ce rythme est la pulsation du cosmos (mâyâ) qui naît à la vie grâce à l'action bénéfique de la danse créatrice, en créant, à chaque battement, l'air, le feu, l'eau et la terre, et réveillant ainsi la vie ; mais c'est de cette même danse que jaillira l'étincelle qui détruira le monde. Le cosmos est figuré par le cercle qui contient la divinité ; il jaillit des bouches fertiles du makara placé sur le socle de la statue.
Le moment de la création du cosmos est donc associé à sa destruction simultanée, symbolisée par les flammes qui bordent le cercle et la flamme unique que le Dieu tient dans sa main gauche supérieure. Cette flamme unique réduit tout à néant : elle fait écho au tambour créateur de la main droite supérieure.
La main droite inférieure offre le réconfort aux fidèles en effectuant le rassurant abhaya moudrâ de bénédiction, bénédiction redoublée par le geste languissant (gadja hasta) de la main gauche inférieure — doigts ballants, dans une posture qui évoque la trompe d'un éléphant ; la main est ici pointée vers le pied gauche qui vient de quitter le dos du nain ou démon de l'ignorance. Cette posture symbolique permet au fidèle la libération des souffrances de la mâyâ, tandis que le pied droit écrase le dos du démon de tout le poids du danseur en action. Le démon tient un cobra venimeux, mais Shiva porte en ornement le même serpent mortel autour de son bras droit bienveillant.
Parmi quantité d'autres détails significatifs figure un crâne, au sommet de la chevelure emmêlée du Dieu, où l'on voit également un croissant de lune, symbole de la présence cyclique de Shiva à l'intérieur et à l'extérieur du cosmos : caché, il est encore présent. Dans ses cheveux, mêlés aux cendres des morts, Shiva reçoit le Gange qui tombe du ciel; une minuscule effigie de la déesse Gangâ est placée à droite, sur une mèche de cheveux. Sorte de sirène hybride, son aspect féminin se fond avec celui du makara.
Le symbolisme, analysé en détail par Heinrich Zimmer et Ananda Coomaraswamy dans The Dance of Shiva, est infini ; pour un fidèle Shivaïste, cette représentation constitue un sermon tangible sur la compassion sans limite et la puissance universelle du Dieu dansant, créateur et destructeur.
Cette sublime danse cosmique, le tandava, figure à la fois la création et la destruction des mondes, qui, selon le point de vue hindou, sont nécessairement liées et interdépendantes. Elle est censée avoir lieu dans le temple de Chidambaram dans le sud de l'Inde. Shiva Natarâdja est une forme typique du sud de l'Inde, et c'est aussi la divinité tutélaire du temple de Chidambaram où sont sculptées dans la pierre les postures du Bharata Natyam, la danse classique sacrée de l'Inde méridionale. Il est, sous cette forme, vénéré par les artistes scéniques (musiciens, danseurs, comédiens) indiens.
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